Mot du provincial

Des questions sous-jacentes

par André Descôteaux, o.p. Prieur Provincial.

DécorationAndré Descôteaux, o.p.Il me fait plaisir de saisir cette occasion de communiquer avec vous. C'est la première fois à titre de prieur provincial que je m'adresse à tous les lecteurs et lectrices de Reseau que je salue bien amicalement.

Je rentre du Rwanda. Le 1er août, dans le cadre d'une magnifique cérémonie, autorités religieuses et politiques ont célébré le cinquantième anniversaire de l'arrivée des Dominicains canadiens au Rwanda. L'apport des Dominicains a été bien mis en valeur. Peu nombreux, ils ont joué un rôle important que ce soit par la fondation de l'Université nationale du Rwandaà Butare ou par leur présence dans certains mouvements coopératifs.

Actuellement, ils continuent à rayonner dans d'autres sphères d'activité. La famille dominicaine est bien implantée au Rwanda et au Burundi. Durant ce séjour, j'ai été frappé par la jeunesse du Vicariat. Tous, jeunes et moins jeunes, réunis en assemblée durant deux jours, se sont donnés des objectifs apostoliques, ont élaboré de nouveaux projets et ont pensé à de nouvelles implantations. Le 4 août, je recevais la profession solennelle du frère Gilbert et les professions simples des frères Alexandre et Dieudonné. Je rends grâce à Dieu pour cette vie qui éclate.

Même si les contextes sont distincts, nous retrouvons ce même désir de témoigner de l'Évangile dans tous les milieux où nous sommes. La situation à Tokyo, à Montréal, à Kigali est certes différente, mais partout la même volonté : assurer une présence dominicaine dynamique et pertinente. Loin de s'enfermer dans la nostalgie d'un passé glorieux, le dernier Chapitre provincial s'inscrit dans une tendance de vie et de réaffirmation de la pertinence du charisme dominicain. Ainsi pouvons-nous lire dans le texte introduisant les Actes, « Nous ne sommes pas dans une période où il serait bon de maintenir le statu quo jusqu'au prochain Chapitre; au contraire, nous avons à considérer qui nous sommes et quelle direction notre mission d'évangélisation par le ministère de la Parole et l'intelligence de la foi doit emprunter. » (page 18)

En attendant de célébrer l'an prochain le centième anniversaire de l'érection canonique de notre Province, nous commémorons, cette année, de nombreux cinquantièmes anniversaires. En plus de l'arrivée des Dominicains canadiens au Rwanda, en 1960, une maison était fondée à Tokyo, le couvent RESEAU septembre 2010 – Volume 22 – numéro 3 – Courriel 27 – p. 2 Saint-Albert-le-Grand était inauguré et l'Institut de pastorale fondé. Si ces heureux événements rappellent un passé fécond, ils nous renvoient à notre vitalité présente et à notre dynamisme. Toutes ces fondations sont bien en vie et continuent à exercer une influence réelle dans leur milieu.

C'est donc avec grande confiance que j'entreprends ce mandat qui m'a été confié. Je sais que je ne serai pas seul. Quand vous lirez ces lignes, le Conseil provincial se sera déjà réuni. Je suis très heureux du choix des capitulaires. L'équipe provinciale, compte tenu des possibilités de chacun, se met en place. Durant la période du définitoire, j'ai été touché par la grande disponibilité de plusieurs frères qui ont accepté les tâches qui leur ont été confiées. Après cinquante ans, cent ans, l'aventure dominicaine en notre Province est encore enthousiasmante et pleine de promesses. écusson