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Dominicans of Canada

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Saint Dominique, ou l'actualisation d'un charisme en terre canadienne

 

par Benoît Lacroix, o.p. et Rick van Lier, o.p.

COLLOQUE : FOI EN RECHERCHE ET ENJEUX CULTURELS: LE CAS DOMINICAIN

À l'occasion du centième anniversaire de l'érection canonique de la Province dominicaine du Canada (1911)

Collège universitaire dominicain
Ottawa
26-28 janvier 2012

Dominicains. Frères Prêcheurs. Ces deux noms disent tout: saint Dominique, leur fondateur; et leur mission, prêcher l'Évangile. Le charisme de saint Dominique, tel un flambeau qui se relaie de génération en génération, brûle le cœur des Prêcheurs depuis près de huit siècles. Et il y a plus de cent ans, c'est la terre canadienne qui fut touchée par ce feu. Cet exposé, par deux Prêcheurs de générations différentes, alliera jalons historiques, sources spirituelles et perspectives d'avenir.

Benoît Lacroix et Rick van Lier

 

Benoît Lacroix, o.p., professeur émérite de l'Université de Montréal. Rick van Lier, o.p., professeur à l'Institut de pastorale du Collège universitaire dominicain et titulaire de la Chaire J.-M.R. Tillard sur la vie religieuse.

 

 

 

[Rick van Lier, o.p.]
Il est écrit dans l'Évangile que l'on ne mettra pas le vin nouveau dans des vieilles outres, et que l'on ne doit pas non plus coudre une pièce de tissu neuf sur un vieux vêtement (Mt 2, 21-22). Nous voilà bien embarrassés, car dans l'Ordre des Prêcheurs nous faisons coexister depuis des siècles de l'ancien [B. Lacroix]… et du nouveau [R. van Lier] ! Mais allons droit au but. Qu'ont en commun un nonagénaire comme le père Lacroix et un fin de trentenaire comme moi ? Nous sommes tous deux Frères Prêcheurs. Et encore: qu'est-ce qui nous relie à tous les Prêcheurs qui nous précèdent, dans l'égrenage des siècles, remontant jusqu'aux origines de notre Ordre il y a huit siècles ? Le charisme de saint Dominique.

 [Benoît Lacroix, o.p.]
Au moment où nous nous apprêtons à vivre ensemble ce colloque, que nous nous pencherons savamment sur l'œuvre, le «faire», des Frères Prêcheurs au Canada, nous avons cru, le frère Rick et moi, qu'il serait important de vous partager quelque aspect de notre «être». De notre raison d'être. Non pas du point de vue socio-historique, mais plus en profondeur, notre identité spirituelle ou encore théologique: le charisme dominicain comme clef de lecture pour saisir la motivation intérieure de l'agir des Dominicains.

Deux aspects dans cette présentation: étant le plus jeune des deux, le frère Rick parlera du passé (!), de nos sources, de notre charisme. Puis, je poursuivrai en traitant de l'actualité du charisme dominicain et de son avenir.

[Rick van Lier, o.p.]
Nous nous sommes toujours intéressés à nos origines. Mais sans doute jamais à la manière dont on le fit au tournant de la seconde moitié du XXe siècle. Du point de vue historique, dans le monde francophone, nous sommes grandement redevables, par exemple, aux travaux d'un Marie-Humbert Vicaire, dont les ouvrages, maintes fois réédités, sur saint Dominique et les origines de l'Ordre des Prêcheurs font aujourd'hui autorité(1). Cet intérêt pour l'histoire s'est également doublé d'un effort d'approfondissement théologique. Dans l'esprit du renouveau conciliaire, les communautés religieuses, suivant les indications du décretPerfectae caritatis, en 1965, se sont mises en tâche de réaliser leur aggiornamento. Il s'agissait, d'une part, de s'adapter «aux conditions nouvelles d'existence» (PC 1). C'est certainement l'aspect le plus visible du changement. D'autre part, le renouveau touchait également aux racines de ce que le père Tillard appelait «le projet des religieux(2)». En effet, le Concile invitait les communautés à un «retour continu aux sources de toute vie chrétienne», à l'Évangile; puis, - et c'est ce que je veux souligner - elles étaient également encouragées à mettre «en pleine lumière […] l'esprit des fondateurs», à retourner «à l'inspiration originelle des instituts» (PC 1). C'est dans cette foulée que l'on verra apparaître, quelques années plus tard, un nouveau développement en théologie de la vie religieuse: le thème du charisme(3)

Charisme. La notion est traditionnelle. Son sens théologique premier, vous le savez, remonte à saint Paul. Un charisme peut être défini comme un don de l'Esprit Saint, fait à une personne, en vue de l'édification du Corps du Christ qui est l'Église(4). Or, cette notion a été reprise, puis appliquée, à un champ particulier de la vie ecclésiale nommée la vie religieuse ou plus largement la vie consacrée. C'est en 1971, dans un texte de Paul VI, Evangelica testificatio, qu'il est question, pour la première fois dans un texte du Magistère, de «charisme de la vie religieuse» (ET 11), de «charisme des fondateurs» (ET 11), ainsi que de «charisme des divers instituts» (ET 32). La préoccupation centrale de ce développement théologique était de cerner l'identité spirituelle, ou encore théologique, des diverses communautés religieuses. C'est l'arrière-plan à partir duquel il nous est aujourd'hui possible de parler du charisme dominicain. Mais ce charisme, quel est-il ? Je me risque à le définir, soulignant, en même temps, qu'il peut y avoir des nuances différentes selon le Dominicain auquel vous vous adressez(5).

À l'origine du charisme de l'Ordre, nous retrouvons le charisme de saint Dominique (1170-1221). Un don de l'Esprit Saint, accordé en premier lieu et par excellence à Dominique, pour le bien de l'ensemble l'Église. Son charisme fondateur peut être défini par trois principales composantes: une spiritualité, une mission et un mode de vie. Je reprends ces trois éléments tels qu'ils se sont incarnés dans la vie de saint Dominique.

Une spiritualité

Une spiritualité. Un mot bien équivoque, j'en conviens, mais que je prends la liberté de définir comme l'art de vivre l'Évangile sous une motion particulière de l'Esprit Saint. Qu'est-ce à dire ? Dans un acte de contemplation de l'ensemble du donné évangélique, une figure fondatrice est saisie par un aspect particulier de la vie de Jésus et du message de l'Évangile. Pour reprendre les termes de Jean-Marie Roger Tillard, le charisme du fondateur, «représente une relecture de tout le mystère de Jésus, sous la lumière d'un de ses éléments essentiels(6)»: un trait du visage du Christ qui se donne à contempler, à la manière d'une icône. Trois scènes évangéliques, ou encore aspects du mystère du Christ, ont pris un relief singulier pour saint Dominique.

D'abord, la figure du Christ en prière. Jésus se retire dans la montagne, dans le désert ou dans un jardin, pour prier le Père. Au début de sa vie, Dominique fut chanoine à Osma, en Espagne. Une vie consacrée à l'étude et à la prière. Cette dimension contemplative ne le quittera jamais. Les premiers frères de l'Ordre rapporteront, à ce propos, que souvent Dominique se retirait, seul, la nuit, pour prier. Et là, il gémissait et criait: «Seigneur, aie pitié de ton peuple ! Que vont devenir les pécheurs !(7)». Sa prière était tournée vers les autres. Son regard se porte graduellement au-delà des limites du cloître.

Ce qui nous conduit à une seconde scène évangélique: Jésus marchant sur les routes de la Palestine et Jésus qui envoie ses disciples, deux par deux, annoncer l'Évangile du Royaume. En 1203 et 1205, Dominique fut entraîné par son évêque sur les routes menant en Scandinavie, chargés d'une mission diplomatique au nom du roi de Castille. Ce fut l'occasion pour Dominique de vivre la vie pérégrinante des apôtres, et aussi de prendre la mesure de la détresse d'une Église en manque de témoins évangéliques, pauvres et formés, et surtout rompus à l'art de la prédication.

Le mot clef vient d'être nommé, et il a son correspondant dans un troisième type de scène évangélique: Jésus prêchant, à flanc de montagne, dans la synagogue ou dans l'intimité des foyers. Jésus est le prédicateur par excellence. Jésus en prière, Jésus en marche, Jésus qui prêche. Nous avons là, en substance, tous les ingrédients de l'esprit dominicain.

Une mission

Mais un charisme n'est pas que spirituel. Il est à la source d'une mission, d'un agir correspondant. Qu'en est-il ? Saint Dominique a repris à son compte ce qu'avait déjà dit, avant lui, Étienne de Muret, fondateur de l'Ordre de Grandmont, à savoir que le Prêcheur «doit parler avec Dieu ou de Dieu, en lui-même ou avec le prochain(8)». La première mission des Dominicains, c'est la contemplation du Verbe incarné. Le Verbe, la Parole, est cependant appelé à déborder les frontières du cloître, comme nous l'avons vu. Une formule célèbre exprime cette conviction de Dominique, c'est la maxime que nous retrouvons sous la plume de Thomas d'Aquin, contemplata alliis tradere, «contempler et livrer aux autres le fruit de sa contemplation»(9). La mission de Dominique se vivra sur la route et dans les rencontres. Un jour, s'arrêtant dans une auberge, Dominique se rendit compte que l'hôtelier qui l'hébergeait partageait les vues des hérétiques qui décimaient les rangs de l'Église romaine. Nous sommes dans le sud de la France, plus précisément à Toulouse. L'épisode vaut la peine d'être rendu in texto, tel que le rapporte Jourdain de Saxe, premier biographe de saint Dominique:

Lorsqu'il eut découvert que les habitants de ce territoire, depuis un certain temps déjà, étaient devenus hérétiques, il se sentit troublé d'une grande compassion pour tant d'âmes misérablement égarées. Au cours de la nuit même où ils logèrent dans la cité, le sous-prieur [Dominique] attaqua avec force et chaleur l'hôte hérétique de la maison, multipliant les discussions et les arguments propres à le persuader. L'hérétique ne pouvait résister à la sagesse et à l'esprit qui s'exprimaient (Ac 6, 10): par l'intervention de l'Esprit divin, Dominique le réduisit à la foi(10).

Ce passage est particulièrement important, car il illustre l'intuition fondatrice de saint Dominique, et l'esprit dans lequel il entend vivre sa mission: ses seules armes seront la pauvreté évangélique et la force de la Parole, à la manière des Apôtres. C'est la vita apostolica. En un mot: l'évangélisation par le ministère de la Parole/parole, voilà la mission de saint Dominique(11), et à sa suite, des Frères Prêcheurs.

Un mode de vie

Les Frères Prêcheurs: voilà l'œuvre de saint Dominique. En effet, l'on ne peut être fondateur si l'on est seul. Il faut des disciples. Et pour cela, il y a un prérequis, de nature théologique: les disciples de Dominique doivent être pourvus du même charisme que leur Père. Suivre le Christ dans les pas de la figure fondatrice. Le charisme fondateur de saint Dominique est ainsi donné en partage, par la grâce de l'Esprit Saint, aux disciples de toutes les générations. Entre nous et notre fondateur, une même grâce, une même sensibilité évangélique, une même lecture des besoins de l'Église et du monde, par-delà les contextes et l'histoire. De cette vocation, personnelle et commune, naissent les institutions, les œuvres, un mode de vie, qui sont tous ensemble l'expression visible d'une réalité intérieure. La saisie de notre identité charismatique agit pour nous comme une boussole. Le charisme, dans un continuel mouvement de fidélité créatrice à la grâce des origines, oriente et stimule l'action des Prêcheurs. 
***
C'est cette identité, notre «être», que j'ai tenté d'esquisser, afin de saisir de l'intérieur, autant que cela soit possible, la motivation des Prêcheurs à venir en terre canadienne, et à y actualiser le charisme de saint Dominique. Comment cela s'est-il réalisé au cours du dernier siècle ? C'est ce que nous verrons tout au long de ce colloque. Quelle pertinence le charisme dominicain a-t-il pour l'Église et la société actuelle ? Et quel est son avenir ? Je laisse au père Lacroix le soin de répondre à ces questions.

[Benoît Lacroix, o.p.]
Rick van Lier s’est savamment occupé du passé. Ironique ou téméraire que je me préoccupe de l’avenir de l’enseignement et de la recherche. Tout de suite me viennent en mémoire les origines mêmes des collèges universitaires. Nous sommes au XIIe siècle. L’université est une corporation qui réunit au nom du savoir enseignants et étudiants, droit de grève inclus. Aujourd’hui, aux enseignants et étudiants s’ajoutent peu à peu des gestionnaires dont certains n’ont jamais été professeurs ou même étudiants…

Autres temps. Autres universitaires. Autres formes de savoir. La mondialisation sous toutes ses formes, déplacement des populations, nouvelles techniques du savoir et de la recherche, accélération qui menace les conditions mêmes de la vie intellectuelle.

Comment réagir ? À chacun sa façon. Pour ma part, en tant qu’historien des cultures, il m’arrive de m’attarder souvent aux propos réalistes d’un humaniste célèbre du temps où j’étais étudiant dans cette salle. Il s’agit de l’un des plus grands représentants de la physique nucléaire, Robert Oppenheimer (1904-1967)(12).

« L’unité du savoir, la nature des communautés humaines, la notion même de société et de culture sont si profondément transformées au cours des dernières années que notre monde est, à beaucoup d’égards, un monde nouveau. » Nous le savons bien. En une seule génération, la connaissance des peuples et de la nature nous force à interroger l’avenir. Comme dirait Shakespeare, le passé est le prologue des temps à venir. Nous ne connaissons pas l’avenir. Il n’est pas de pire ennemi que ce qu’on ignore. Cependant, nous savons que les techniques du savoir et de l’enseignement changent. Le visuel intègre l’écrit jusqu’à le menacer. L’oral s’en va dans tous les sens. Peut-être faut-il espérer davantage de cette nouvelle alliance entre l’Orient et l’Occident. Sauf qu’ici et là se dessine une certaine dissolution de l’autorité qui menace les institutions les plus affirmées.

Revenant à Oppenheimer, je retiens cette suggestion pratique : que pour survivre dans une société mondialisée – peut-être devrions-nous préciser : multiculturaliste – nous nous devons de nous identifier davantage. Le danger d’être superficiel est grand. Il y a la fatigue. Et pire : la technique de plus en plus inventive et agressive. Comment culturellement et spirituellement survivre ? Il nous est proposé de retourner aux valeurs quotidiennes, à l’amitié, à l’affirmation des minorités. Je cite : «  Le monde doit s’accrocher à ce qui l’entoure, à ce qu’il sait, à ce qu’il faut faire, à ses amis, à son amour. »

Le mot essentiel vient d’être dit : s’aimer.

Je termine en me demandant imprudemment jusqu’à quand les Frères Dominicains eux-mêmes vont durer et poursuivre leur idéal d’humanistes chrétiens. Quelqu’un a déjà tenté une réponse. Je vous la soumets…

Devons-nous prendre au sérieux la prophétie du franciscain Fra Salimbene ? Italien, napolitain, contemporain des grands théologiens Thomas d’Aquin et Bonaventure, Fra Salimbene, qui ne manque pas d’humour, se demande sérieusement, on le suppose, jusqu’à quand vont durer les Ordres religieux bénédictin, franciscain et dominicain. Je résume : les Franciscains représentent surtout la charité, les Bénédictins, par leur longue vie, sont des modèles d’espérance et les Dominicains sont les champions de la foi. Qui durera le plus longtemps ? Comme il se doit, Fra Salimbene consulte l’autorité par excellence  à l’époque : la Sacra Scriptura. Or, il est écrit par nul autre que saint Paul, Ire aux Corinthiens 13,8 : « Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles se tairont. La connaissance ? Elle sera abolie. La charité ? Elle ne passera jamais. » 
C’est évident : les Frères Dominicains ne seront pas présents à la fin des temps. Peut-être que si les Frères Dominicains ajoutaient à leur intelligence de la foi la pratique de l’intelligence de l’amour, ils se retrouveraient, et nous tous ensemble avec eux, à la fin des temps, tous ensemble à vivre la charité partagée.

En attendant, je vous remercie.


1.     Pour ne nommer que quelques uns de ses principaux ouvrages: Marie-Humbert Vicaire,Histoire de saint Dominique, Paris, Cerf, coll. «Histoire – Biographie», 2004, 752 p.; Saint Dominique de Caleruega, d'après les documents du XIIIe siècle, Paris, Cerf, 1955, 314 p.;L'imitation des apôtres. Moines, chanoines et mendiants. IVe-XIIIe siècles, Paris, Cerf, 1963, 90 p.; Dominique et ses Prêcheurs, Fribourg/Paris, Éditions universitaires Fribourg Suisse/Cerf, 1979 (2e éd.), 444 p. Pour un public plus large et non initié à l'histoire de l'Ordre, l'opuscule de Benoît Lacroix, Saint Dominique. Au cœur d'une chrétienté en crise, Montréal, Fides, 2006, 165 p., donne un accès rapide à un florilège de sources historiques sur saint Dominique et les débuts de l'Ordre.

2.    Jean-Marie Roger Tillard, Devant Dieu et pour le monde. Le projet des religieux, Paris, Cerf, 1975, 460 p.

3.   On trouvera un développement plus complet sur ce thème dans Rick van Lier, Comme des arbres qui marchent. Vie consacrée et charismes des fondateurs, Ottawa, Novalis, 2007, 167 p.

4.   Pour une présentation plus détaillée de cette définition, et ses sources scripturaires, voir Rick van Lier, Comme des arbres qui marchent. Vie consacrée et charismes des fondateurs, Ottawa, Novalis, 2007, p. 23-28.

5.    On trouvera une analyse de cette question, dans une perspective autant ecclésiale que dominicaine, dans une thèse doctorale récemment soutenue à l'Institut catholique de Paris par Anna Hoang Thi Kim Oanh, Un témoignage évangélique au coeur du Peuple de Dieu. La théologie de la vie religieuse de Pie-Raymond Régamey (1900-1996), Paris, Institut catholique de Paris, Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses, Cycle des Études du Doctorat, Thèse présentée pour l’obtention du doctorat en théologie, 2011, 443 p. La seconde partie de cette thèse traite spécifiquement de la théologie du charisme dominicain (p. 125-258).

6.   Jean-Marie Roger Tillard, «Le dynamisme des fondations», Vocations, no 295, 1981, p. 23.

7.   Marie-Humbert Vicaire, Histoire de saint Dominique, Paris, Cerf, coll. «Histoire – Biographie», 2004, p. 244 et 321. CfProcessus canonizationis S. Dominici apud Tholosam, nos 3 et 18, dans Marie-Humbert Vicaire, Saint Dominique de Caleruega d'après les documents du XIIIe siècle, Paris, Cerf, 1955, p. 246 et 250-252. Un autre extrait, tiré de la première biographie sur saint Dominique, dévoile cet aspect de sa prière, une prière qui se fait intercession: «Dieu lui avait donné une grâce spéciale de prière envers les pécheurs, les pauvres, les affligés: il en portait les malheurs dans le sanctuaire intime de sa compassion et les larmes qui sortaient en bouillonnant de ses yeux manifestaient l'ardeur du sentiment qui brûlait en lui-même» (Jourdain de Saxe, Libellus de principiis ordinis praedicatorum, no 12, dans Marie-Humbert Vicaire, Saint Dominique de Caleruega, d'après les documents du XIIIe siècle, Paris, Cerf, 1955, p. 32.

8.  Marie-Humbert Vicaire, Histoire de saint Dominique, Paris, Cerf, coll. «Histoire – Biographie», 2004, p. 579. 591.

9.  Summa Theologica, IIa-IIae, qu. 188, a. 6; cf. qu. 182, a. 1 ad 1um; II, qu. 40, a. 1, ad 2um.Cf. Marie-Humbert Vicaire, Histoire de saint Dominique, Paris, Cerf, coll. «Histoire – Biographie», 2004, p. 590.

10.    Jourdain de Saxe, «Les origines de l'Ordre des Prêcheurs par maître Jourdain de Saxe, augmenté d'extraits d'autres sources», dans Marie-Humbert Vicaire, Saint Dominique de Caleruega d'après les documents du XIIIe siècle, Paris, Cerf, 1955, p. 33 [Libellus de principiis ordinis praedicatorum, no 15]. À sujet de cet épisode Anna Hoang Thi Kim Oanh commente les propos de Pie-Raymond Régamey: «Pour le P. Régamey, l'événement fondamental qui résume tout ce que Dominique a vécu et ce qu'il a voulu communiquer à ses frères, c'est l'expérience de la rencontre avec l'hôte cathare dans la nuit de Toulouse. C'est une rencontre incontournable entre la mémoire de Dominique et celle de ses frères […]. Cette nuit suscite en l'âme de Dominique le désir de fonder l'Ordre des Frères Prêcheurs. En cette nuit, Dominique a fait "pleinement la décisive expérience apostolique" (P.-M. Régamey, Ce que croyait Dominique, Paris, Mame, 1978, p. 27)» (Un témoignage évangélique au coeur du Peuple de Dieu. La théologie de la vie religieuse de Pie-Raymond Régamey (1900-1996), Paris, Institut catholique de Paris, Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses, Cycle des Études du Doctorat, Thèse présentée pour l’obtention du doctorat en théologie, 2011, p. 223).

11.   Dans le Prologue des Constitutions primitives en 1220, saint Dominique et ses frères soulignent la finalité de l'Ordre: «Notre ordre, dès le début, a spécialement été institué pour la prédication et le salut des âmes et […] notre étude doit tendre par principe, avec ardeur et de toutes nos forces à nous rendre capables d'être utiles à l'âme du prochain» (Prologue des Constitutions primitives des Frères Prêcheurs, rédigé au premier chapitre général de l'Ordre, à Bologne, en 1220. Traduction de Marie-Humbert Vicaire, Saint Dominique. La vie apostolique, Paris, Cerf, 1983, p. 162-163). La prédication est la raison d'être de l'Ordre des Frères Prêcheurs. Elle est donc la principalis intentio de la vie dominicaine (Cf. Anna Hoang Thi Kim Oanh, Un témoignage évangélique au coeur du Peuple de Dieu. La théologie de la vie religieuse de Pie-Raymond Régamey (1900-1996), Paris, Institut catholique de Paris, Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses, Cycle des Études du Doctorat, Thèse présentée pour l’obtention du doctorat en théologie, 2011, p. 166).

12.   On trouvera l’essentiel des propos de Robert Oppenheimer (1904-1967) sur les nouvelles conditions d’une sagesse, dans Panorama des idées contemporaines, Paris, 1967, p. 757-758. Il s’agit d’une allocution prononcée à l’Université Columbia en janvier 1955

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Notre mission

Nos Constitutions définissent notre mission de la manière suivante :

L’Ordre des Frères prêcheurs fondé par saint Dominique fut, on le sait, dès l’origine spécifiquement institué pour la prédication et le salut des âmes.

Notre mission est d’annoncer partout l’Évangile de Jésus-Christ par la parole et par l’exemple, en tenant compte de la situation des hommes, des temps et des lieux, et dont le but est de faire naître la foi, ou de lui permettre de pénétrer plus profondément la vie des hommes en vue de l’édification du Corps du Christ, que les sacrements de la foi amènent à sa perfection.

 

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