Dernière mise à jour :
2001-07-20

Courriel du Chapitre



Chronique
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Chronique du Chapitre

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13 juillet

Silentium pater praedicatorum et pater electorum

Le matin se leva splendide, comme une invitation au silence et à la réconciliation. La prière du matin fut en français, avec prédication du Fr. Guy Rivard, canadien. A la fin des laudes, les 200 assistants et plus sortirent dans un silence rigoureux qui se maintint jusqu'à l'heure de la réconciliation. Les capitulaires se promenèrent dans le beau campus si bien entretenu, il ne parlèrent qu'avec Dieu et avec eux-mêmes, et même les agiles écureuils du campus, un peu effrayés et incrédules devant tant d'habits blancs, ne les troublèrent pas.

Au milieu de la matinée on nous invita à la réconciliation. Les frères de langue anglaise s'étaient efforcés de préparer une sérieuse célébration pénitentielle. La liturgie est splendide tous les jours. C'est le Fr. Henry Parol, des Iles Salomon, qui a prêché. Il y eut confession individuelle (ce n'était pas les prêtres qui manquaient). De toutes manières, quelques confesseurs officiels par langues furent nommés et on leur désigna des lieux dans l'église. Mais on pouvait administrer et recevoir le sacrement en se promenant dans le campus. Il semble que les confesseurs officiels eurent assez de clients. Mais il y eut aussi des confesseurs et des pénitents "péripatéticiens".

L'après-midi fut consacrée au tractatus (dialogue et réflexion en commun sur les candidats). Les frères les plus éligibles en principe furent invités à faire une brève présentation d'eux-mêmes et de l'Ordre à partir de leur point de vue, et ils répondirent aux questions des capitulaires. A cette réunion, absolument confidentielle, n'eurent accès que les membres de voix active, le secrétaire et les interprètes. Silence donc.

La messe fut en espagnol. Joyeuse et chaleureuse. C'est le Fr. Manuel Uña, provincial d'Andalousie qui la présida. Il fit une chaude et vibrante homélie, magnifiquement proclamée. Son cœur parla de sa chère Cuba. Il manifesta de belles pensées comme celle-ci : il avait reçu de ses parents la foi, de ses frères dans l'Ordre l'art de savoir la partager et la prêcher communautairement, et de Cuba il avait appris à avoir confiance en ceux qui n'ont pas cette foi et qui la cherchent… Le tout pour présenter notre vie sur le modèle de celle de Jésus, vie en chemin, et Dieu cheminant toujours avec son peuple, au milieu des difficultés que Jésus lui-même annonçait dans l'évangile. Pendant l'offertoire, Fr. Miguel de Burgos, de la même province, montra ses dons de chanteur dans une belle chanson qui parlait d'un troubadour qui marchait aussi, sans bagages, avec pour toute arme sa chanson, sans chercher autre chose que des amis. Le tout très joli.

Mélanges

Nous avons déjà dit que l'église, que nous avons presque inaugurée, est jolie et fonctionnelle. Il n'y a pas d'images mais des vitraux. Les motifs de ces vitraux sont principalement, mis à part quelques-uns sur l'évangile, la vie de saint Dominique. Et beaucoup de figures de l'Ordre ont un vitrail : saint Martin de Porres, saint Jean Macias, Bartolomé de las Casas, la moniale Chikaba, sainte Rose de Lima, sainte Catherine de Sienne, saint Thomas d'Aquin… Aucun d'entre eux ne parlait l'anglais. Mais ici, on les prie surtout en anglais. Ils comprennent certainement et entendent les prières dans la liturgie "globalisée".

Le chœur de langue espagnole est très bon, avec Fr.Fausto Sbaffoni, provincial de la province romaine, comme percussioniste , la guitarre du provincial d'Irlande et la clarinette de l'animateur de la liturgie, Fr. Marchionda. Aujourd'hui les saints et vénérables de langue espagnole qui abondent dans ce temple devaient être contents. puce

(Traduit de l'espagnol)

 

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