Dernière mise à jour :
2001-07-25

Courriel du Chapitre



Chronique
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Chronique du Chapitre

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22 juillet

Personne n'a regretté le travail en commissions

La journée magnifique que nous avons vécue aujourd'hui a commencé par une perplexité. Les dimanches sont des jours différents. On avait changé l'endroit où prendre son café et quelques-uns se montraient impatients, on ne sait si c'est parce qu'ils étaient à jeun et que le café faisait défaut ou parce qu'il se faisait tard pour la messe.

Ce dimanche coïncide avec le souvenir de sainte Marie Magdeleine, apôtre des apôtres, protectrice de l'Ordre et patronne de la province du Rosaire. La liturgie eucharistique fut très solennelle. En anglais, avec la participation du chœur de la paroisse Saint Pie X, avec des parties assurées par le chœur français qui donne toujours du sérieux à la célébration, et quelques expressions en espagnol. Et à la fin, paroles et, surtout, rythme africain. Un joli chant qui a exalté l'esprit des assistants qui transformèrent le dernier acte liturgique en un applaudissement. Chants "avec marche", accompagnés de guitares, pianos, clarinette, cloches et la percussion du Fr. Fausto qui eut son moment culminant dans le chant africain, comme s'il avait sucé ces rythmes avec le lait maternel.

Ce chant final a été le couronnement d'une Eucharistie présidée par le provincial d'Angleterre, assisté du provincial d'Irlande. Belle homélie qui donna à rire et à réfléchir. Jésus laisse un moment le monde masculin de ses disciples et s'en va chez les femmes, ses amies. Celle qui commandait était Marthe, elle contrôlait tout. Mais Jésus déstabilise l'ordre domestique, l'acteur principal c'est lui, maintenant. Marie le comprend, Marthe non. Avec son arrivée il y a quelque chose de plus important que l'ordre domestique, et même que de le bien accueillir, c'est de l'écouter et de dialoguer avec lui, comme on dialogue avec ses amis. Le pain de la parole est plus important que l'autre pain. Celui qui présidait l'Eucharistie a résumé son homélie en français et en un espagnol des plus corrects. Il a reçu des félicitations unanimes. L'Irlande, unie à l'Angleterre, voulut donner quelque preuve de sa singularité. Le groupe des Irlandais interpréta un chant en gaélique. Au total, 80 minutes de messe. A la grande joie de tous.

Ensuite, vers les autobus. Magnifique excursion à travers Newport. Promenade sur la côte découpée de la baie de cette jolie ville, tandis qu'on nous montrait les fantastiques demeures des magnats de l'industrie, ou des Kennedy, là où roula Spielberg, ou encore le lieu où demeura Mia Farrow. On nous montra aussi des lieux visités par Washington et l'endroit où les séparatistes reçurent l'aide française contre les Anglais.

Nous en avons visité une, "The Breakers". L'intérieur dépasse en goût et magnificence l'extérieur. Tout a été réalisé à la fin du XIXème siècle, avec plans et matériaux venus d'Europe. Nous avons visité le port, vraiment joli, avec des maisons anciennes, pleines de saveur, et d'innombrables bateaux de sport, certains d'entre eux fantastiques.

L'après-midi devint enchanteresse et le paysage sensationnel lorsque nous nous assîmes au bord de la mer pour dîner de produits cuits à la façon des Indiens avant l'arrivée des colons. Le dîner fut sensationnel, sa préparation dans une espèce de four enterré sous terre très intéressante à suivre … Un frère et une religieuse firent même les Sioux en dansant autour du four souterrain, il ne leur manquait que les plumes. Le soleil brillait pour tenter de dominer la fraîche brise qui stimulait les appétits. Quand nous prîmes le chemin du retour le soleil se cachait lentement, emplissant de couleur la terre et la mer. A ce moment-là nous traversions un de ces audacieux ponts qui franchissent la baie. C'est à la province de Saint Joseph que nous, les capitulaires, devons cette magnifique journée. Merci. puce

(Traduit de l'espagnol)

 

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