24
juillet
Journée
de l'Afrique. 25 ans de l'Interafricaine OP (IAOP)
La
chaleur a commencé. Dès les premières heures
un air chaud, chargé d'humidité, nous enveloppe. C'est
un Africain qui a présidé l'Eucharistie, et Frère
Albert Nolan, le vicaire général d'Afrique du Sud,
a prononcé l'homélie. On a commencé en chantant
"Thuma Mina" et on a fini par "Amen Siakudumisa".
Deux chants aux beaux rythmes africains. Frère Albert, commentant
le texte de l'évangile, "voici ta mère et tes
frères", nous a montré le caractère sacré
de la famille en Afrique. Un grand choix doit se produire entre
deux options bonnes : rester totalement uni à sa famille
naturelle ou s'incorporer avant tout à la Famille Dominicaine.
L'option est difficile. De toutes manières il faut prendre
le meilleur de chaque famille quand ce n'est pas incompatible. Ce
qui est fondamental, c'est de vivre en famille.
La
première partie de la matinée a été
consacrée à l'Afrique. C'est une tradition des derniers
chapitres d'écouter les frères d'une région
ou d'une zone d'un intérêt spécial pour l'Ordre.
Au dernier chapitre, de Bologne, il y a eu un exposé sur
l'Asie. Il n'y a pas de commission qui traite du thème de
l'Afrique. On lui a consacré ce temps, sans aucun document
à étudier et voter, simplement pour que tous les capitulaires
aient une information de première main sur l'Ordre dans ce
continent. Cette année on célèbre le vingt-cinquième
anniversaire du fonctionnement de cette organisation IAOP, une structure
créée par les dominicains sub-sahariens avec l'appui
du Maître d'alors, de Couesnongle, pour un échange
et une collaboration dans la mission et l'aide économique.
Elle regroupe les huit entités de ce continent. Il y a eu
collaboration dans la formation initiale et permanente, dans les
centres d'études, dans des publications, un site web. Un
exemple de bonne collaboration de la famille dominicaine est le
fonctionnement de FEDOSA (Fédération des Dominicains
d'Afrique du Sud), qui regroupe des frères, des surs,
des moniales et des laïques. Les actes de célébration
commencent aujourd'hui, avec le lancement du livre Histoire des
Dominicains en Afrique, en français. Aucun provincial ne
doit quitter le chapitre sans avoir acheté ce livre. Il coûte
$20.
Des
représentants des diverses entités représentées
au chapitre, présidés par Fr. Roger Houngbédji,
assistant du Maître, sont intervenus. Ce fut un exposé
très intéressant, bien que ce qu'ils ont présenté
n'ait pas été tout entier "gaudium et spes".
Surtout, il ne s'agissait pas de réjouissances, car il semble
que le monde ait oublié ce continent.
Mais
ils gardent l'espérance. Les dominicains sont en Afrique
depuis le XVIème siècle. Deux écrans reproduisaient
l'aire géographique dont on nous parlait, les entités
auxquelles on se référait, les grands titres des projets,
etc.
Quelques
projets plus importants : créer un centre d'études
de théologie dans l'Afrique de langue française et
portugaise - 50% des frères sont en formation - ; le dialogue
avec l'Islam ; l'attention aux calamités qui désolent
bien des zones, sida, faim, guerres presque éternelles ;
la fondation d'une nouvelle communauté à Madagascar
et d'une autre au Cameroun.
Une
réflexion faite par le vicaire du Congo qui citait Fr. Timothy
: nous, dominicains, nous sommes présents dans les pays qui
alimentent les guerres de son pays - on peut dire la même
chose de l'Angola - par le commerce des armes et d'autres intérêts
politiques ; pouvons-nous, devons-nous faire quelque chose ?
Au
long de la matinée parurent trois textes de trois autres
commissions que l'on discutera demain : celui des moniales, celui
de la vie communautaire, section contemplation, et celui de la section
vie fraternelle en communauté. Une première lecture
laisse prévoir un dialogue intéressant.
Vêpres
en anglais. Elle se sont terminées par "Hail, Blessed
Lady" et une jolie prière à saint Dominique par
notre grand directeur de la liturgie, Fr. Marchionda.
Nouvelles
brèves
En
Afrique il y a sept monastères de dominicaines : 3 au Cameroun
; 1 en Angola, avec le projet d'en fonder un autre car il y a plus
de quarante moniales ; 1 en Afrique du Sud ; 1 au Kenya et un autre
au Burundi.
On
a résolu le problème qui avait affecté sérieusement
l'ordinateur du secrétaire du chapitre. Le virus, sans être
spécialement nuisible, cause des problèmes, mais ce
qui est curieux c'est que par la connaissance qu'il semble montrer
de ceux qui sont ici, il pourrait avoir été créé
par quelqu'un de très proche.
Le
Maître a un agenda bondé de consultations. Il y a des
affaires pendantes dont il veut s'informer en entendant les provinciaux.
Et il faut compléter le conseil généralice.
Certains craignent d'être choisis, d'autres craignent peut-être
de ne pas l'être. Le monde est mal partagé
La
prévision de chaleur annoncée déjà aux
premières heures de la matinée est devenue une réalité.
Mais il n'y a pas d'excuse pour le travail : il y a une bonne climatisation
- parfois trop forte-.
Parmi
les communications qui nous parviennent, une âme charitable
nous corrige en disant qu'il ne faut pas dire "papelorum progressio"
mais "populorum progressio". Merci
!?
Le
Maître, au début des sessions, a communiqué
les dernières nouvelles des frères qui ont quitté
le chapitre pour raison de santé : Fr.Charles Frenech, Fr.Virgilio
Ambrosini, Fr.Michel Van Aerde. Tous se remettent normalement. 
(Traduit
de l'espagnol)