Dernière mise à jour :
2001-07-27

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Chronique
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Chronique du Chapitre

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24 juillet

Journée de l'Afrique. 25 ans de l'Interafricaine OP (IAOP)

La chaleur a commencé. Dès les premières heures un air chaud, chargé d'humidité, nous enveloppe. C'est un Africain qui a présidé l'Eucharistie, et Frère Albert Nolan, le vicaire général d'Afrique du Sud, a prononcé l'homélie. On a commencé en chantant "Thuma Mina" et on a fini par "Amen Siakudumisa". Deux chants aux beaux rythmes africains. Frère Albert, commentant le texte de l'évangile, "voici ta mère et tes frères", nous a montré le caractère sacré de la famille en Afrique. Un grand choix doit se produire entre deux options bonnes : rester totalement uni à sa famille naturelle ou s'incorporer avant tout à la Famille Dominicaine. L'option est difficile. De toutes manières il faut prendre le meilleur de chaque famille quand ce n'est pas incompatible. Ce qui est fondamental, c'est de vivre en famille.

La première partie de la matinée a été consacrée à l'Afrique. C'est une tradition des derniers chapitres d'écouter les frères d'une région ou d'une zone d'un intérêt spécial pour l'Ordre. Au dernier chapitre, de Bologne, il y a eu un exposé sur l'Asie. Il n'y a pas de commission qui traite du thème de l'Afrique. On lui a consacré ce temps, sans aucun document à étudier et voter, simplement pour que tous les capitulaires aient une information de première main sur l'Ordre dans ce continent. Cette année on célèbre le vingt-cinquième anniversaire du fonctionnement de cette organisation IAOP, une structure créée par les dominicains sub-sahariens avec l'appui du Maître d'alors, de Couesnongle, pour un échange et une collaboration dans la mission et l'aide économique. Elle regroupe les huit entités de ce continent. Il y a eu collaboration dans la formation initiale et permanente, dans les centres d'études, dans des publications, un site web. Un exemple de bonne collaboration de la famille dominicaine est le fonctionnement de FEDOSA (Fédération des Dominicains d'Afrique du Sud), qui regroupe des frères, des sœurs, des moniales et des laïques. Les actes de célébration commencent aujourd'hui, avec le lancement du livre Histoire des Dominicains en Afrique, en français. Aucun provincial ne doit quitter le chapitre sans avoir acheté ce livre. Il coûte $20.

Des représentants des diverses entités représentées au chapitre, présidés par Fr. Roger Houngbédji, assistant du Maître, sont intervenus. Ce fut un exposé très intéressant, bien que ce qu'ils ont présenté n'ait pas été tout entier "gaudium et spes". Surtout, il ne s'agissait pas de réjouissances, car il semble que le monde ait oublié ce continent.

Mais ils gardent l'espérance. Les dominicains sont en Afrique depuis le XVIème siècle. Deux écrans reproduisaient l'aire géographique dont on nous parlait, les entités auxquelles on se référait, les grands titres des projets, etc.

Quelques projets plus importants : créer un centre d'études de théologie dans l'Afrique de langue française et portugaise - 50% des frères sont en formation - ; le dialogue avec l'Islam ; l'attention aux calamités qui désolent bien des zones, sida, faim, guerres presque éternelles ; la fondation d'une nouvelle communauté à Madagascar et d'une autre au Cameroun.

Une réflexion faite par le vicaire du Congo qui citait Fr. Timothy : nous, dominicains, nous sommes présents dans les pays qui alimentent les guerres de son pays - on peut dire la même chose de l'Angola - par le commerce des armes et d'autres intérêts politiques ; pouvons-nous, devons-nous faire quelque chose ?

Au long de la matinée parurent trois textes de trois autres commissions que l'on discutera demain : celui des moniales, celui de la vie communautaire, section contemplation, et celui de la section vie fraternelle en communauté. Une première lecture laisse prévoir un dialogue intéressant.

Vêpres en anglais. Elle se sont terminées par "Hail, Blessed Lady" et une jolie prière à saint Dominique par notre grand directeur de la liturgie, Fr. Marchionda.

Nouvelles brèves

En Afrique il y a sept monastères de dominicaines : 3 au Cameroun ; 1 en Angola, avec le projet d'en fonder un autre car il y a plus de quarante moniales ; 1 en Afrique du Sud ; 1 au Kenya et un autre au Burundi.

On a résolu le problème qui avait affecté sérieusement l'ordinateur du secrétaire du chapitre. Le virus, sans être spécialement nuisible, cause des problèmes, mais ce qui est curieux c'est que par la connaissance qu'il semble montrer de ceux qui sont ici, il pourrait avoir été créé par quelqu'un de très proche.

Le Maître a un agenda bondé de consultations. Il y a des affaires pendantes dont il veut s'informer en entendant les provinciaux. Et il faut compléter le conseil généralice. Certains craignent d'être choisis, d'autres craignent peut-être de ne pas l'être. Le monde est mal partagé…

La prévision de chaleur annoncée déjà aux premières heures de la matinée est devenue une réalité. Mais il n'y a pas d'excuse pour le travail : il y a une bonne climatisation - parfois trop forte-.

Parmi les communications qui nous parviennent, une âme charitable nous corrige en disant qu'il ne faut pas dire "papelorum progressio" mais "populorum progressio". Merci…!?

Le Maître, au début des sessions, a communiqué les dernières nouvelles des frères qui ont quitté le chapitre pour raison de santé : Fr.Charles Frenech, Fr.Virgilio Ambrosini, Fr.Michel Van Aerde. Tous se remettent normalement. puce

(Traduit de l'espagnol)

 

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