26
juillet
Sainte
Anne, patronne du Québec
Saint
Joachim et sainte Anne. Mais on célèbre surtout sainte
Anne, parce qu'elle est patronne de la Bretagne française
et du Québec. Le provincial du Canada, qui a présidé
l'Eucharistie, a expliqué que ce furent les Bretons qui apportèrent
la dévotion et le patronage de sainte Anne au Québec.
Il est possible qu'ils y aient apporté aussi l'esprit d'autonomie
face aux grands Etats. Dans son homélie il a souligné
l'importance de ne pas oublier nos origines, la tradition qui nous
a forgés peu à peu. C'est le jour des grands-parents,
le jour où il faut savoir reconnaître ce que nous en
avons reçu, le jour où il faut réfléchir
sur la manière dont nous jouissons en communauté de
la présence des aînés et les remercions de ce
que nous leur devons. Aux côtés du provincial se trouvait
le Fr. Yves Bériault, que nous ne nous lassons pas de féliciter
pour le magnifique site web du Chapitre.
Travail
en commissions. Dans l'une d'entre elles on a battu le record de
discussion sur un mot, pour exprimer une opinion sur laquelle tout
le monde était d'accord : 45 minutes. Nous espérons
qu'on n'y reviendra pas en assemblée plénière.
La commission de contemplation et celle des moniales ont tenu une
réunion commune. Très intéressante. Les moniales
ont commenté leurs expériences sur la contemplation
et d'autres choses connexes, comme la vie commune, le discernement
des vocations et la valeur curative de la prière.
Trois
évêques de cette nation sont venus saluer les capitulaires,
le nouveau et l'ancien Maître de l'Ordre. Mgr. Thomas Kelly
a été clair en nous disant que les dominicains n'ont
pas toujours été bien appréciés dans
l'Eglise des Etats-Unis. En 1808, un prêtre séculier
qui venait du jansénisme belge écrivit à son
évêque que les dominicains étaient les responsables
des affrontements continuels, de l'arrogance et du caractère
violent des habitants du Kentucky. Les dominicains sont toujours
là, et maintenant, a-t-il dit, l'Eglise a besoin des dominicains
et de la Famille dominicaine.
Mgr.
Bertrand Boland avait fait la connaissance de Fr. Timothy, alors
prieur d'Oxford, lors d'une année sabbatique qu'il avait
été passer avec les frères. Il a insisté
sur la nécessité du dialogue comme de quelque chose
de propre à notre prédication, à nos grandes
figures comme saint Dominique, saint Thomas et Bartolomé
de las Casas.
Mgr.
Bernard O'Grady, évêque des Iles Salomon, a remercié
pour tout ce que, tant Timothy que la province de Saint Joseph des
Etats-Unis, ont fait et font pour son diocèse. La province
a même donné un autre frère pour être
son auxiliaire, Mgr. Chrys Cardone. Il a insisté sur la nécessité
que les théologiens scrutent sans crainte les problèmes
d'aujourd'hui, comme tous ceux qui se réfèrent à
la bioéthique.
Le
Maître les a remerciés de leur visite en ces termes
: "Chers frères évêques, vous avez devant
vous les non-évêques (allusion au sujet de discussion
de ces jours-ci, à savoir si les frères coopérateurs
doivent être appelés non-clercs ou non-ordonnés).
D'après notre Constitution Fondamentale, nous sommes les
coopérateurs de l'ordre des évêques. Il y a
sûrement dans la salle des vocations à l'épiscopat
: j'ai remarqué que certains caressent le badge qu'ils portent
sur la poitrine comme si c'était la croix pectorale !"
Et il a annoncé, à propos de la mention que l'un des
évêques avait faite de Bartolomé de las Casas,
qu'en novembre serait béatifié un autre Bartolomé,
Frère Bartolomé des Martyrs, portugais, grand théologien
de Trente, conseiller de l'évêque saint Charles Borromé.
Précisément le 4 novembre, jour de la fête du
Maître
et du Pape ! Sur le même ton détendu,
il a dit qu'on discutait au chapitre sur l'opportunité de
donner ou non aux évêques voix active et passive ;
et il a terminé en les invitant à déjeuner
avec les frères dominicains.
La
liturgie de l'après-midi a commencé par une "entrée
en prière", qui a consisté en un beau chant interprété
par le provincial du Canada. Ceci, avant l'arrivée de tous
et le début des vêpres, et après le son des
clochettes, toujours maniées avec des gants blancs. Le président,
Fr. André Villeneuve, à genoux, a allumé le
cierge et il a ensuite entonné un chant à la lumière.
Après cette note originale, les vêpres se sont déroulées
avec l'habituelle solennité française.
Après
le dîner, séance de vidéo. Un bon nombre de
capitulaires ont tenté, conduits par Spielberg, d'aller à
la recherche de l'arche perdue. 
(Traduit
de l'espagnol)