Dernière mise à jour :
2001-07-31

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Chronique du Chapitre

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29 juillet

Journée de la Famille Dominicaine

En entrant dans l'église on remarquait déjà l'originalité de la célébration. Nous y accueillait une musique, avec de nouveaux instruments, de nouveaux rythmes et un bon volume, comme cela convient aux nouvelles générations. Nous aurions percussion et rythme, il y aurait guitares électriques, piano, et danses. Une musique réellement belle, des Etats-Unis surtout ceux du sud. Fr. Angel Méndez, de la province de Saint Martin de Porres, dansa avec un grand sens du rythme et une remarquable préparation physique tandis qu'il apportait le livre de l'évangile à l'ambon. Ce fut la note la plus originale et jolie de la célébration.

Fr. Alberto Rodríguez, de la province Saint Martin de Porres, présidait. Ses assistants étaient de la même province, parmi lesquels Fr. Brian Pierce (numéro 110, langue anglaise) qui prononça une belle homélie, faisant alterner l'anglais et l'espagnol qu'il parle parfaitement bien. Il nous a invités à frapper à la porte de Dieu et de l'autre. Celle de Dieu tarde parfois à s'ouvrir, mais elle s'ouvre toujours. ¿Celle du prochain…? Avant de répondre il convient de savoir si nous sommes disposés à ouvrir la nôtre. En appliquant cela à la Famille Dominicaine, dont nous célébrons aujourd'hui la fête, cela veut dire que les monastères et les couvents de frères et de sœurs pourraient avoir leurs portes ouvertes pour qu'on n'ait, ainsi, pas besoin de frapper, et qu'il soit facile de s'écouter, de se comprendre, de s'aimer et de s'aider. Et il faut écouter la voix du Christ, qui est à notre porte et qui frappe.

En ce dimanche, nous avons eu une demi-journée d'excursion, parce que l'après-midi une rencontre avec la famille dominicaine était au programme. Promenade en autocar dans les quartiers de Providence les plus représentatifs. Cette jolie et paisible cité n'offre pas beaucoup de monuments anciens parce qu'elle est jeune. Nous avons appris que c'est là que fut déclarée, avant tout autre endroit, l'Indépendance totale par rapport aux Anglais, là que s'établit la première église baptiste d'Amérique ; et nous avons visité le campus de l'université de Brown. Beaucoup sont restés dans notre campus du College, pour se reposer, ou pour terminer des travaux en suspens, car les sessions d'hier avaient alerté le public : 127 dominicains qui essaient de rédiger des actes, cela peut conduire à un travail plus long que prévu !

L'après-midi il y eut des vêpres solennelles avec la famille dominicaine. Le même groupe que le matin animait la célébration. La famille dominicaine n'était pas très nombreuse ; et essentiellement féminine. Ces jours-ci sont venues à nos célébrations une dizaine de religieuses, toutes jeunes, sveltes et très pieuses. Elle sont venues aussi à cette célébration et elles constituaient la partie la plus jeune de la famille. Dans le chœur étaient suspendus trois toiles, œuvres de Sr. Mary Grace Tul, OP, du monastère Saint Dominique, Washington. Elles représentaient la vie dominicaine en communauté, la participation à la famille dominicaine, l'inculturation et l'évangélisation de la jeunesse et des jeunes adultes.

Le provincial de Saint Joseph, Fr. Norman Haddad, a souhaité la bienvenue aux assistants. Il a rappelé ses paroles du jour de l'élection : le Maître n'est pas seul, il peut compter sur une grande famille unie dans la mission. C'est Fr. Edward Ruane, de la province de Saint Albert qui a présidé. A la fin, le Maître de l'Ordre, montrant ses dons humoristiques dans son premier discours officiel, a adressé quelques mots en anglais et en espagnol. Dans son intervention il déclara qu'il avait vu une parabole de la Famille Dominicaine dans la religieuse qui, sans dire un mot, dirigeait de ses gestes précis cinq frères qui, avec des clochettes et des gants blancs (à la Mickey), accompagnaient des chants. Des Frères qui obéissent au geste d'une religieuse. Obéissance vient de " ob-audire ". Cela a, par conséquent, quelque chose à voir avec " écouter ". Dans notre Ordre, le supérieur doit écouter les frères.

Après les Vêpres il y eut une réception pour tous et toutes. Dans une ambiance familière, nous avons partagé la table et la fraternité. Ensuite il y eut un concert par le groupe qui était intervenu à la messe et aux vêpres. Ils étaient venus du Tennessee, West Virginia, Michigan. Ce fut une vraie réussite, avec quelques très belles chansons. Merci, Fr. Marchionda. puce

(Traduit de l'espagnol)

 

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