Dernière mise à jour :
2001-08-01

Courriel du Chapitre



Chronique
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Chronique du Chapitre

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30 juillet

Travail satisfaisant en salle capitulaire

En ce jour calme et ensoleillé la liturgie revenait à l'Orient.: Chine, Vietnam, Japon. dans la solennité habituelle, la célébration eucharistique était plus simple, comportant plus de temps de silence. C'était en anglais. Le vicaire du vicariat vietnamien au Canada présidait. Fr. Vincent Arribas, vicaire de la province du Rosaire au japon prêche en espagnol. Il a développé de bonnes idées: Saint Dominique a rêvé d'aller dans de lointains pays. Au XVIème siècle les pays lointains étaient surtout ceux d'extrême-Orient. Les frères dominicains y sont allés: Philippines, Chine, Japon, puis Vietnam. Mission scellée par le sang. Mission qui continue parce que, après de nombreuses années de mission et de sang semence de chrétiens, l'Orient demeure rétif à la foi chrétienne. Mais le rêve ne doit pas s'évanouir. L'orient continue d'être un défi pour notre mission. Et un banc d'essai pour notre foi. Nous ne pouvons pas apporter une foi sans mystique en un lieu de profonde spiritualité.

A notre arrivée dans la salle nous trouvons à nos places des fleurs en papier. Fr. Timothy a expliqué que c'était un cadeau offert par les dominicains séculiers de la prison de Norfolk, ici aux Etats-Unis. Chaque fleur représente deux heures de travail. C'est impressionnant, car ces laïcs dominicains sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité.

On a félicité les Colombiens de la victoire de la Colombie à la coupe d'Amérique aux dépens du Mexique, et les Etatsuniens de la victoire d'Armstrong au tour de France.

Modifications dans les constitutions suscitées par la commission du gouvernement. On approuve que les provinciaux puissent assigner les frères à d'autres provinces ou couvents, toujours avec l'accord des provinciaux intéressés, et après que le Maître de l'Ordre en ait été avisé. C'est un changement destiné à favoriser l'itinérance parmi les frères. Auparavant, il fallait toujours solliciter la permission du Maître.

A Bologne on avait approuvé que les maisons comptant quatre frères puissent chacune envoyer un délégué au chapitre provincial, si le statut de la province adoptait cette détermination. Les maisons ont un dynamisme qui manque parfois aux grands couvents. Ce chiffre de Bologne a été abrogé.

Un vocal s'est recommandé d'Abraham, patron des rabais pour solliciter qu'avec 20 frères le vicariat ait droit à un représentant au chapitre général. Jusqu'ici 10 suffisaient. La commission avait proposé 25. Seigneur! S'il y a 20 bons frères ne pourraient-ils avoir un représentant? Les 20 frères furent approuvés.

L'après-midi a commencé avec l'économie. Il y eut une bonne unanimité en ce qui concerne le Fund raising. Ainsi que pour la nécessité de veiller à l'origine des dons qui peuvent nous parvenir.

Il y eut plus de complications quand il fallut répartir les frais; du chapitre. On voulait changer ce que prévoient les constitutions, pour établir une dépense proportionnelle aux entrées des provinces: celui qui a plus paye plus. Tous étaient d'accord avec ce principe de solidarité, mais il réclame une plus grande transparence dans la présentation des comptes, de peur qu'une province ait à payer davantage parce qu'elle les fait bien; de peur aussi que cela ne favorise une mauvaise gestion. On votera quand on verra ce qu'implique cette contribution de solidarité. Quelques provinciaux peuvent dormir tranquilles cette nuit.

Le texte qui parle de la spiritualité du syndic, charge peu reluquée, a été approuvé. Il est dit que le propre du syndic n'est pas uniquement de faire des comptes et des bilans, mais aussi de se préoccuper des pauvres et de ce que les frères soient pauvres; c'est un service de spiritualité à l'intérieur de la mission communautaire. On ne sait pas si avec ce surcroît de spiritualité il y aura plus de candidats à cette charge. En revanche l''inchoation de Bologne visant à donner le droit de vote au conseil généralice au syndic de l'Ordre n'a pas été confirmé.

Lors de la seconde session de l'après-midi nous sommes revenus aux questions de gouvernement. Il faut bien préparer les chapitres provinciaux avec des commissions préalables. Que le définiteur ne se hâte pas de terminer pour laisser ensuite le provincial seul face au danger.

Plusieurs textes présentés semblaient faits pour contrôler davantage les vicariats depuis la province. Ils devaient rendre des comptes à la province mère et continuer à être des fils soumis. L'assemblée a rejeté certaines propositions de la commission. Une si grande soumission ne sied pas à des fils adultes.

Il y avait une proposition de raccourcir la durée des chapitres: deux semaines pour ceux de définiteurs et de provinciaux, trois pour le chapitre d'élection. Finalement, après deux votes, la proposition a été rejetée. Ce qu'a décidé Bologne demeure en vigueur: trois semaines pour les chapitres de définiteurs et de provinciaux; quatre pour le chapitre d'élection.

Proposition pour que le premier chapitre après l'élection du Maître soit quatre ans après, et non trois. Les deux autres, tous les trois ans. Ceci a été approuvé comme inchoation, non comme ordination. Si deux chapitres viennent à le confirmer, le Maître restera 10 ans en charge.

Langues officielles. La proposition était: "Révoquant ce qui a été dit à Bologne, nous ordonnons que durant les études institutionnelles tous les frères dont la langue ne serait pas l'anglais doivent l'apprendre. Et ceux qui auraient l'anglais pour langue maternelle doivent apprendre l'espagnol". Les francophones ont parlé du français comme langue de diverses cultures et que si l'on parle d'une globalisation anglaise, que ce soit dans l'anglais de Shakespeare. En Afrique personne ne parle espagnol, faut-il l'étudier pour le cas où on est envoyé une fois au chapitre général? Les anglophiles peuvent se demander pourquoi apprendre l'espagnol si, selon la proposition, dans quelques années tous parleront anglais. La proposition a été rejetée de justesse. Les trois langues modernes officielles sont maintenues.

Tout de suite, les vêpres. Il n'est pas facile de passer si rapidement de la tête chaude à la sérénité de l'office. L'ambiance du chapitre est magnifique: on discute avec sérénité et respect, presque avec affection les opinions contraires, avec beaucoup de liberté. Il y a de la hauteur dans le dialogue. puce

(Traduit de l'espagnol)

 

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