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Dernière mise à jour :
2001-07-31

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Homélies
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Homélie pour le dimanche
29 juillet.

Fr. Brian J. Pierce, o.p.

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L'image d'Abraham frappant à la porte de Dieu, demandant pardon en faveur du peuple de Sodome et de Gomorhe, est une image appropriée à chacun d'entre nous qui nous appelons nous-mêmes membres de la Famille de St Dominique. Comme Abraham nous sommes des mendiants. Nous aussi nous nous tenons debout frappant à la porte du cœur de Dieu, nos mains vides et nos cœurs affamés mendiant un morceau de pain, une Parole, le pardon. Le Notre Père que Jésus a enseigné à ses disciples est une prière pour mendiants. Nous y demandons la venue du Royaume de Dieu, nous demandons la volonté de Dieu, nous demandons le pain quotidien et nous demandons l'indulgence.

Nous sommes des mendiants, nos mains vides, nos cœurs affamés. Comme Abraham et St Dominique, nous mendions à Dieu le don de sa miséricorde.

"Frappez et la porte vous sera ouverte"

Dieu est une Porte qui est toujours ouverte." S'il te plaît, Seigneur et s'il y avait seulement 10 innocents ? " telle fut la plaidoirie d'Abraham?. Dieu rouvre la porte encore et encore.

Parmi les paroles de Jésus dans l'évangile de Luc, aujourd'hui: "Demande et tu recevras; cherche et tu trouveras; appelle et il te sera ouvert". Dieu est une porte toujours ouverte.

Notre histoire chrétienne, en fait, commence avec l'ouverture d'une porte - la porte d'un humble foyer à Nazareth en Galilée. C'est encore Luc qui nous dépeint cette scène. Marie entend frapper à la porte et l'ouvre à un étranger, un ange nommé Gabriel, et depuis ce jour le monde n'a plus jamais été le même. Nous sommes ici aujourd'hui, prêcheurs selon l'esprit de Dominique, parce que cette femme de grande foi a osé ouvrir sa porte à un étranger, à une Parole inconnue, une surprise venant de Dieu.

Marie ouvre sa porte à un étranger, à une Parole surprenante. Sa vie change et la nôtre aussi.

Mais elle qui a ouvert sa porte au Verbe-fait-chair était elle-même entourée de beaucoup de portes fermées. Le long des rues caillouteuses et battues des vents de Bethléem, Marie et Joseph ont expérimenté ce que les pauvres expérimentent à travers le monde: des portes fermées. Comme dans l'évangile d'aujourd'hui, ils ont entendu derrière nombre de portes fermées :"Ne me dérangez pas; la porte a déjà été verrouillée et mes enfants comme moi-même sommes maintenant couchés."

"Appelle et il te sera ouvert." Et si l'on n'ouvre pas? Que faisons-nous lorsque la porte ne s'ouvre pas? En beaucoup de régions d'Amérique Latine on célèbre chaque année avant Noël Las Posadas (Les Auberges). Marie et Joseph, cherchant une porte ouverte pour partager au monde le don de Dieu.

Je me souviens de Sr Mary O'Driscoll, une sœur Dominicaine de Cabra, posant une question à une conférence il y a de nombreuses années: "Les pauvres se sentent-ils à l'aise dans nos maisons? " Cette question ne doit-elle pas pénétrer au cœur même de notre vocation, comme Dominicains, à être ouverts à la parole de Dieu chez nos sœurs et nos frères? Les portes de nos couvents et de nos prieurés, de nos universités et de nos paroisses sont-elles ouvertes aux pauvres? Notre salle à manger est-elle un lieu où nous rompons le pain avec les étrangers?

L'un des grands symboles nationaux de mon propre pays est la Statue de la Liberté (Peut-être quelques uns d'entre vous espériez-vous partir furtivement aujourd'hui la voir à New York!!). La Statue de la Liberté a été offerte en don par le peuple de France, et le poète Emma Lazarus l'a appelée "la Mère des Exilés". Dans son poème, inscrit sur la statue on lit les paroles suivantes:

Donnez-moi vos masses fatiguées, pauvres, entassées désireuses d'un souffle de liberté…Envoyez-les moi, les sans logis, ceux qui sont ballottés par la tourmente."

Belles paroles. Mais disent-elles la vérité? Et nos paroles…nos multiples paroles. Disent-elles la vérité? Ouvrent-elles ou ferment-elles les portes?

Sr. Gabriella, du monastère de Turin, a dit à notre réunion de commission l'autre jour que la vie de communauté et la vie contemplative sont deux portes ouvertes - en communication l'une avec l'autre: "Due porte aperte che comunicano l'una con l'altra".

Ce sont toujours ces deux portes qui apparaissent dans l'évangile d'aujourd'hui: "Imaginez que l'un d'entre vous a un ami chez qui il se rend au milieu de la nuit et lui dit, 'Ami, prête-moi 3 miches de pain, car l'un de mes amis est arrivé chez moi d'un long voyage…'"

Le principal personnage de cette histoire est littéralement pris au milieu - entre deux amis. Il a ouvert sa propre porte pour son ami fatigué et affamé, et maintenant il se retrouve lui-même cognant à une autre porte - au milieu de la nuit - , le texte le souligne - mendiant du pain.

N'est-ce pas l'expérience de notre Bienheureux Père, St Dominique, qui pleurait tard dans la nuit, suppliant Dieu en faveur du pauvre, de l'affamé, du pécheur? Mission et contemplation se rejoignent quand la porte ouverte à mon voisin et la Porte ouverte au milieu de ma nuit, criant vers Dieu, deviennent en fait une seule et même chose.

Voyez, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai et souperai avec lui et lui avec moi" (Apocalypse) et ceci de Celui qui a enseigné à ses disciples à prier: "Frappez et la porte s'ouvrira".

Le Dieu à la porte duquel nous appelons dans la prière du milieu de la nuit est le même qui nous appelle à la porte, nous demandant abri et pain. Il n'y a qu'une porte.

Nous sommes des mendiants, des mendiants affamés, cheminant sur la route d'Emmaüs, frappant à la porte de Dieu pour obtenir une réponse à notre prière. "Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour".

Et alors, de manière inattendue, nous le reconnaissons à nouveau - l'Etranger, frappant à la porte - et quelque chose au fond de nous nous pousse à l'inviter dans notre maison. Et à travers la porte ouverte il chemine. Et il s'assied à table avec nous et nous conte quelques histoires et partage avec nous un peu de vin.

Et nous le reconnaissons à la fraction du pain."² bouton

 

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