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Section française du Chapirte général


Dernière mise à jour :
2001-07-23

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Interview du frère Antonio
Cabrejas Martin O.P.

Interview par Luis Ramos, o.p.

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De la province de Sainte Catherine de Sienne en Equateur

Q. Où es-tu né et parle-nous de ton milieu familial ?

Je suis né dans la Province de Valladolid, dans la région autonome de Castille et Léon en Espagne.

Je suis le plus jeune d'une famille de six enfants (un frère aîné puis quatre sœurs). Je suis issu d'une famille d'agriculteur de classe moyenne.

Q. Quelles ont été les influences dominantes dans le cheminement de ta vocation dominicaine ?

Tout d'abord l'influence de ma mère par l'exemple de sa foi ; en second lieu, les prêtres de mon village dans lequel j'étais enfant de chœur à partir de l'âge de six ans, et puis aussi, un dominicain originaire de mon village, Reyes Mate. Son habit dominicain m'attirait. Par la suite, je suis allé au Collège Apostolique (petit séminaire) des dominicains. J'y suis entré à l'âge de onze ans. J'y ai reçu l'exemple et le témoignage des frères ; beaucoup d'entre eux avaient été missionnaires au Vietnam, en Chine et aux Philippines.

Q. Où as-tu reçu ta formation et qu'est-ce que tu en retiens ?

J'ai passé mon baccalauréat après cinq ans au Collège Apostolique de Arcas Reales à Valladolid. Puis après l'année du noviciat, j'ai étudié la philosophie pendant quatre ans, suivi de la théologie (quatre autres années) à Madrid, au Studium Général de la Province du Rosaire à Alcobendas. Je crois que j'ai reçu une bonne formation philosophique par la qualité des professeurs, tous dominicains. Dans ma formation théologique et pastorale, le Père Felicisimo Martinez,m'a beaucoup apporté. Il était aussi mon directeur de thèse pour ma licence.

Q. Quelles figures de l'Ordre, présentes ou passées, t'ont le plus marquées ?

Comme figures du passé : la personnalité attrayante de saint Dominique de Guzman, castillan comme moi et puis aussi l'audace et l'engagement du frère Bartholomé de Las Casas, missionnaire et défenseur des Indiens. Il m'a inspiré dans mon travail comme missionnaire avec les autochtones d'Equateur.

Des personnalités dominicaines, missionnaires ou non, me marquent aussi aujourd'hui. Ce sont ceux qui sont engagés avec l'Eglise pour la cause des exclus.

Q. Quelle a été ton activité principale comme dominicain ?

J'ai été missionnaire dans le vicariat apostolique de Puyo (Equateur) pendant plus de vingt ans. Là j'ai fait beaucoup de chose : travail paroissial (dix-sept ans), directeur de l'internat des jeunes autochtones (sept ans), directeur d'un collège (trois ans), vicaire général (six ans), vicaire pour les écoles (trois ans). J'ai aussi pas mal écri comme directeur des moyens de communication du vicariat dans : " El Oriente Dominicano " (trois ans), " Carta misionera " (dix ans), le journal " La Gente " (six ans ), et le bulletin d'information " Encuentro " (quinze ans).

A Quito, j'ai enseigné plusieurs matières à la faculté de théologie de l'Université Catholique Pontificale. J'ai été tuteur de l'institut de théologie par correspondance et actuellement directeur de l'Institut Théologique et Pastoral d'Equateur (centre de formation permanent de la Conférence Episcopale d'Equateur pour les agents des différents instituts pastoraux). Je suis aussi actuellement Père Maître.

Q. Te souviens-tu de quelques événements qui t'ont ouvert des horizons sur l'Evangile ?

Oui. Les " congrès missionnaires " de l'Ordre, à Madrid, en 1973 et 1982 et à Agua Viva, a Mexico 1991, auxquels j'ai eu la chance de participer.

Q. Comment vois-tu l'avenir de l'Ordre des Prêcheurs ?

Dans l'étude et la prédication, inséparablement unies et qui s'appuient l'une sur l'autre : étude de la théologie, de la réalité humaine et sociale. Il s'agit aussi de prêcher le Dieu éternel à l'homme de chaque jour dans sa culture là où il se trouve. Je vois l'avenir en tous lieux, sur tous les continents, en tenant compte de ce qui est spécifique à chacun : en Asie, le dialogue avec les autres grandes religions ; en Amérique Latine avec les cultures autochtones, de même en Afrique. En Europe et en Amérique du Nord, il s'agit de développer le dialogue avec la culture urbaine et sécularisée. En tous ces lieux, notre travail doit se développer dans le domaine de justice et paix, particulièrement au profit des plus faibles et des exclus.

Q. Inviterais-tu un jeune à entrer dans l'ordre aujourd'hui ? Quels arguments lui donnerais-tu ?

Oui, j'inviterais non pas un jeune mais beaucoup de jeunes : ceux qui sont sereins et ceux qui sont inquiets face à la vérité de la vie.Ce que je leurs dirais : " Venez et voyez ", venez construire avec nous la fraternité. Venez chercher et découvrir avec nous la Vérité en suivant le chemin de Jésus. Le meilleur argument serait la joie et le bonheur rencontrés dans l'expérience de la vie dominicaine. bouton

 

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